Corée du sud + Japon = Compte rando rendu

20 septembre 2011 / par Vincent (Beecycliste en Corée du Sud qui est passé par le Japon pour rentrer)

Fini le dépaysement si agréable de l’internet aléatoire et fini l’exotisme tout court, cette note est rédigée depuis la France où nous avons retrouvé appartements et habitudes anesthésiantes.
Nous sommes donc rentrés il y a deux semaines et voici un résumé des derniers jours passés au Japon.
Nous nous étions quittés à Manabe. Nous avons alors continué notre « pause » à Kobe et Osaka, hébergés par des amis. L’occasion de retrouver les néons et surtout d’éviter un typhon qui passait par là, et qui a fait parler de lui du côté de Wakayama et de Mie.
Après cette halte urbaine toute de confort vêtue, nous avons rejoint Kyoto en longeant la Yodogawa dont les berges étaient encore très boueuses ( voire photos ). On y a même vu des poissons perdus. Alors que nous pensions renouer avec le camping et ses limaces, nous avons été contacté par une agence de voyage, Vivre le Japon, qui nous a offert l’hospitalité dans une machiya qu’elle loue habituellement. Ceci n’est pas une pub dissimulée, mais bien assumée. On leur doit bien ça, en considérant surtout l’état dans lequel nous sommes arrivés le soir à Kyoto ( voire photo, non ce n’est pas une tourista cataclysmique ).
Nous sommes restés 3 jours à Kyoto, à faire la tournée des temples et puis l’appel de la route s’est imposé. Nous avons donc planifié un petit parcours en forme de presque boucle qui nous faisait partir au nord-ouest de Kyoto, traverser les terres pour rejoindre la mer du Japon ( de l’Est, de l’extrême Orient, des poissons, c’est selon ) au niveau de Maizuru, moyen port de pêche et de commerce. De là nous avons continué en direction d’Amanohashidate, site touristique fameux où une longue bande de terre et de sable, praticable à vélo, sépare une lagune de la mer. L’autre fameuserie du coin, c’est d’admirer ce paysage ( très beau ) la tête à l’envers, entre ses jambes. Si, si c’est une coutume. Inutile.
Nous avons ensuite suivi la route 178, que nous conseillons à tout le monde, que vous soyez à vélo, en voiture, à cheval ou en galère, en passant par le petit port de pêche de Ine, charmant mais vide, et par les terres, sans jamais trop s’éloigner de la côte.
J’insiste encore sur cette partie du parcours, la région de Kyotango, est vraiment magnifique, avec son lot de grandes plages désertes, de petits villages conservés dans leur jus, de falaises et de collines verdoyantes. Il faut y aller point final.
Reprenons le chemin: après Ine, nous avons dormi dans la petite ville de Taiza, dont je suis tombé amoureux, mais chut, ne lui dites pas elle ne le sait pas encore. Le lendemain on se trempait le nombril sur la plage de Kotobikihama, célèbre pour son sable qui crisse ( oui, comme si nos pieds nus produisaient un bruit de dérapage de pneu ) et on faisait le tour du lac de kumihama. Puis le retour à Kobe par les terres ( l’occasion de traverser la péninsule en presque une journée ) et de Kobe à Osaka, et d’Osaka à Paris, célèbre pour son RER C.
Voilà ce dernier épisode vélocipédique dans cette région de Kyotango nous a rempli les yeux et la tête d’images et de souvenirs qui sont bien difficiles de quitter, quelques semaines plus tard.
Un mot et quelques généralités pour conclure sur ce voyage et finir de s’épancher sur la grâce de ce pays:
Nous avons roulé une somme de 1850km ( 750 en Corée et 1100 au Japon ), soit beaucoup moins que l’année dernière. Mais le séjour a duré moins longtemps, et puis on vieillit quoi.
Pannes techniques: 2 crevaisons, un dérailleur arrière scalpé, 2 vis de plateaux perdues, quelques roues voilées, multiples rayures sur les cadres ( de vélo hein, pas des ingénieurs ), perte du drapeau français de la Beez.
Pannes physiques: une petite chute, deux tourista, deux coups de soleil, une piqure de méduse.
Et puis pour terminer, une petite note sur la Beez, puisque ce site lui est également consacré: elle a passé de très bonnes vacances, a perdu un peu de peinture aussi, mais elle vous salue bien et est prête à repartir.

Une BeeZ chez nos cousins canadiens

30 septembre 2011 / par Sébastien

Alain nous a gentiment fait part de son expérience de randonnée à vélo de l’autre côté de l’Atlantique :

« Bonjour les pédaleux (comme on dit au Québec),

Je rentre de 7 semaines de vadrouille cyclopédique de Montréal Apt à Lévis via Québec, Tadoussac, Forestville puis le traversier jusqu’à Rimouski et tour complet de la Gaspésie (sens des aiguilles d’une montre) soit 2509 km.

Ma Beez a suivi sans rechigner, souvent même j’avais l’impression de l’avoir oublié :-) ) (sauf dans les côtes). Jamais aucun problème, sa légèreté, son élégance et j’en passe on fait que cette accompagnatrice fut à l’origine de bien des contacts. Les routes souvent en réparation m’ont permi de constater l’efficacité de la suspension naturelle, la stabilité dans les descentes et également remarquable. La plupart des cycliste (souvent locaux) avaient soit des sacoches, soit des « chars » pardon je veux dire des Biiiiiip 2 X le poids de la Beez et peu d’élégance ni de souplesse, ils regardaient la Beez avec grand intérêt. Quelques légers détails à régler et cette Beez sera le must du cyclo-vadrouilleur. Merci aux concepteurs pour leur écoute et leur volonté à améliorer. »

Il ne me reste rien à rajouter si ce n’est dire une nouvelle fois merci :)

Voici les photos d’Alain :

(c) photo : Alain Crampon